SPIRULINE Périgord

micro algue 100% naturel

Reportage télévisé 2011

France3-Perigords
Ci-joint le lien vous permettant de voir le reportage sur la ferme de Spiruline,
reportage fait par France 3 Périgord le 12 août 2011.

http://youtu.be/VbbmqZzHvXM

Agriculteur par passion de l’algue bleue

Projet atypique. Christophe Pressoir s’est installé à Razac-de-Saussignac en développant la culture de spiruline, une micro-algue qui a des vertus nutritionnelles hors pair. Il vient de terminer sa première campagne de production.

Source : Réussir le Périgord - AQUACULTURE P.13 - Article de Nelly Fray - Vendredi, 29 Octobre 2010

Agriculteur par passion de l’algue bleue

La spiruline, ça vous dit quelque chose ?
La micro-algue bleue a pourtant bonne réputation chez les naturopathes et toutes les personnes intéressées par les compléments nutritionnels naturels qui apportent tous les éléments qu’on ne trouve pas forcément dans l’alimentation moderne. 

Christophe Pressoir a testé les bienfaits de la spiruline sur lui et sa famille et n’en est pas revenu. Avec une richesse en protéine inégalée, contenant des vitamines A, E, B, du fer..., la micro-algue aurait bien d’autres vertus encore.

« Elle est réputée depuis les années 1970 lorsque des scientifiques se sont aperçus qu’au Sahel, une seule tribu arrivait à survivre à la famine en consommant des galettes faites à partir d’algues extraites du lac Tchad », explique Christophe Pressoir.
La tendance de l’alimentation santé fera le reste, notamment auprès des sportifs et des végétariens qui trouvent dans la spiruline un apport en protéines non animales.

Retour à la nature

Quand il songe à une reconversion professionnelle, Christophe Pressoir pense à la spiruline. Il veut se recentrer sur la nature, le vivant, la Dordogne et sa famille. Il posera ses valises à Razac-de-Saussignac, après une formation et des stages en Provence-Alpes-Côte-d’Azur.
Il a trouvé l’endroit idéal : à 139 mètres d’altitude, au-dessus du village de Saussignac, un coteau très ensoleillé qui échappe aux brouillards de la vallée.
« Exactement ce que je cherchais, avec un bon environnement d’agriculteurs et de viticulteurs ayant fait le choix de produire sans pesticides. »
Seul bémol, les 750 m2 de serres plantés sur le coteau sont particulièrement exposés aux vents. Qu’à cela ne tienne, l’agriculteur construira une digue de terre, plantera des haies coupe-vent, se servira un jour du vent pour faire de l’éolien.

En début d’année, à la croisée de trois départements, avec son plus proche collègue producteur de spiruline dans le Lot et une bonne dose d’optimisme, cet ancien commercial, qui été paysagiste « dans une vie antérieure », plante son local de séchage, son laboratoire et ses bassins sous serre dans un des plus beaux endroits du Bergeracois.

Une culture très technique

La première mise en culture a démarré au printemps 2010. Des souches de spiruline ont été placées dans 4 bassins de 138 m2 emplis d’une eau saumâtre (pH supérieur à 10) : le milieu dans lequel se développe naturellement la micro-algue.
L’ensoleillement et la température de l’air vont influer sur la culture dont le cycle de production va de mai à octobre. La cyanophycée (tel est son nom scientifique) commence à croître à 26 °C, son développement est à son optimum à 33-35 °C puis elle meurt lorsqu’il fait plus de 42 °C.
« À son optimum, la micro-algue double sa masse tous les 5 jours. C’est impressionnant », explique le producteur qui recueille la biomasse après l’avoir mesurée à l’aide d’un disque de Secchi. Celle-ci, qui a un peu la consistance d’un fromage blanc, sera filtrée, égouttée, mise sous presse pour obtenir une pâte ayant un peu la texture du foie gras. Ensuite, direction le laboratoire de transformation où la spiruline est séchée à basse température, grâce à un système de séchoir solaire, pendant 5 à 7 heures pour ne pas altérer les propriétés de l’algue.
Analysée, conditionnée, elle sera vendue fraîche pour quelques amateurs mais surtout sous forme de paillettes ou de poudre.

Nelly Fray

Réussir le Périgord - Vendredi, 29 Octobre 2010

Sud Ouest le 28 octobre 2010

L'algue fabuleuse de Saussignac (22)
Depuis le printemps, Chris Pressoir cultive la spiruline, une algue bleu-vert aux mille vertus.

Source : Sud Ouest 28 octobre 2010 par PAULINE PIERRI

Altitude 139 mètres. Vue sublime sur les coteaux striés de vignes qui courent vers l'horizon de forêts. Installé sur les hauteurs de Saussignac, en Bergeracois, Chris Pressoir, 46 ans, a tourné le dos à une carrière commerciale pour vivre plus près de la nature, en famille et surtout en accord avec lui-même.


Il a créé une ferme de spiruline. Les vertus de cette algue présente sur terre depuis plus de 3 milliards d'années étaient connues des Aztèques. Dans les années 1970, intrigués par la bonne santé des populations riveraines du lac Tchad, alors que la famine régnait dans la région, les chercheurs ont redécouvert cette plante microscopique, alors consommée sous forme de galettes. Deux fois plus riche que le bœuf en protéines végétales, dix fois plus que le foie pour sa contenance en fer, bourrée de vitamines A et B, elle a aussi des vertus détoxifiantes. Une manne pour les personnes anémiées, les végétariens ou a contrario pour ceux qui mangent peu de légumes.


Des soins attentifs

« J'avais à la base une formation agricole, et j'ai été paysagiste quelques années, raconte Chris Pressoir. La culture de la spiruline, aux vertus nutritionnelles multiples et reconnues, me convenait donc parfaitement. L'aspect novateur aussi était séduisant. » Son diplôme agricole en poche, ce Périgourdin d'origine a suivi une formation à l'institut spécialisé d'Hyères, dans le Var, et effectué des stages chez les précurseurs.

« Ce n'est pas très compliqué, mais c'est plus de la biologie que de la culture. En hiver, à 20°, elle s'endormira en attendant les beaux jours. Dans de bonnes conditions climatiques, maintenue entre 32 et 37°, la spiruline peut doubler sa masse en une semaine. Mais à 40°, elle meurt subitement. Sa culture demande donc une surveillance constante et des contrôles quotidiens. »

Sous une vaste serre protégée du vent par une digue, Chris a aménagé quatre longs bassins rectangulaires : 500 m2 de surface, 70 m3 d'eau. La couleur vert épinard intense signe la présence de la spiruline. Au microscope, elle révèle ses filaments de forme sinusoïdale : « On compte six à huit boucles lorsque l'algue est adulte. La récolte se fait par aspiration de l'eau, passée sur un tamis très fin. L'algue se présente alors sous forme d'un agglomérat de la consistance d'un fromage blanc. Après passage sous la presse, son aspect est un peu plus ferme », détaille le spirulier. D'un pressoir à saucisses, il sort ensuite l'algue qui se présente alors comme des spaghettis.

Inventer les outils

La dernière étape est le séchage. Comme pour tout le matériel utilisé pour cette culture encore expérimentale, le spirulier a « bricolé » l'équipement nécessaire, à énergie solaire : une serre spécifique, d'où la chaleur (de 40 à 53°) est aspirée par deux conduites d'eau potable et répartie dans la pièce des claies par une batterie de ventilateurs soigneusement disposés.

« Ce séchage doux, dans l'obscurité, préserve les propriétés de l'algue, et notamment ses vitamines. » Conditionnée en paillettes, la spiruline se consomme à très petites doses, avec un fruit, un yaourt ou comme une herbe aromatique.

Après le salon Vivexpo à Bordeaux, Chris Pressoir se déplace sur les marchés et monte son site Internet. Pour la vente directe. Le Périgord avait son vin, son foie gras. Il a désormais son algue énergisante.

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Chris Pressoir - Le bourg
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